Commémoration du 45eme anniversaire des événements de juillet 1944

 

Samedi 29 juin 2019, la commune de Ménoire, en partenariat avec l’ANAACR, recevait Jean-Michel Leymarie, auteur du documentaire «événements marquants durant la seconde guerre mondiale sur notre territoire ». Les faits historiques des années 1943/1944, l’organisation de l’armée secrète (AS), son implantation sur les communes de Ménoire, Chenaillers-Mascheix, Albussac, les faits d’armes au village du Perrier sur la commune de Beynat et au Moulin de Prezat sur la commune d’Albussac, les parachutages d’armes sur le Plateau des Chanseves, sur la commune de Monceaux, à proximité de Neuville et St Hilaire Taurieux ont été brillamment décrits.

Des témoignages de personnes qui étaient enfants ou adolescents illustrent le documentaire. Alberte Grouille qui a connu de près la vie des maquisards, son époux Marcel, témoins des parachutages d’armes depuis le village de Salgues sur la commune de Neuville, font revivre au spectateur cette période.

Le maire ,Christophe Lissajoux, a félicité Jean-Michel Leymarie pour la qualité de son travail, support mémoriel destiné à transmettre ce savoir aux jeunes générations.

A l’issue de la conférence, de nombreux participants ont enrichi la soirée avec des témoignages personnels, parmi eux la propriétaire actuelle du presbytère de Ménoire dans lequel se rendait , à la demande du curé De Murel, le docteur Toti pour porter secours à des résistants.

Bernard Delaunay, co-président de l’Anaacr a rappelé le rôle de son association dans la préservation des principes et des valeurs de la Résistance que sont le civisme, l’humanisme, la liberté de pensée et d’agir, l’égalité de tous devant la loi, la fraternité entre les hommes, combattant toutes les dérives dues au racisme, à l’anti-sémitisme ou au nationalisme.

Le maire a conclu en rappelant le vœu émis par André Denys, ancien résistant de l’Armée Secrète, lors de son ultime voyage en Correze en 2014 à l’occasion du 70eme anniversaire au massacre du Perrier: « Nos ennemis, ce ne sont pas les Allemands, mais ce sont les Nazis », rappelant que le régime d’extrême droite français installé à Vichy était collaborationniste, basé sur l’anti-sémitisme, le racisme et l’anti-progressisme alors que d’autres allemands, opposés au régime Hitlerien se sont rangés du côté de la liberté et de l’humanisme en rejoignant des français qui combattaient dans les rangs de la Résistance française.